Aurélie Berland

Aurélie Berland chorégraphie depuis 2005 des pièces courtes, du solo au trio et ce, parallèlement à son travail d’interprète. La thématique qui anime les créations d’Aurélie Berland est ce rapport entre l’identité et le pouvoir. La création du duo Une chanson douce (2010) et du solo Floraisons (2011) explorent la possibilité d’un sujet d’être multiple, d’échapper selon Foucault « aux lignes de pouvoir-­savoir, de pratiqueset de discours qui constitue le fou, recueillent ce qu’on le fait être, son corps rapporté de force à desespaces qui permettent sa manipulation et sa perception, sa parole rabattue sur un ensemble de discoursqui décident de son sens, de sa valeur, de son destin. » Pavane… (création 2017) travaillera à nouveau cerapport en réduisant au solo la partition du quatuor The Moor’s Pavane de José Limon avant de reconstruire un quatuor et de redistribuer ainsi les rapports de forces. Cette création inaugura la série Miniatures et Miroirs, série de palimpsestes chorégraphiques à partir d’identités chorégraphiques. Steps in the street with my red fires (création  2019) réunira les esthétiques de Doris Humphrey et MarthaGraham. Entre ces différentes créations il y a également une continuité méthodologique : l’écriture d’une partition est le premier geste chorégraphique. Cependant alors qu’elle inventait pour Une chanson douce et Floraisons un langage personnel où les mots traduisaient des supports non chorégraphiques, pour Pavane… elle utilise les ressources de la cinétographie Laban pour transformer de manière personnelle un support chorégraphique en un autre.